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Eglise Saint-Sauveur et Saint-Martin

À double vocation prieurale et paroissiale, l’église de Saint-Macaire présente un chevet tri-conque référé à un plan d’édifice centré, dont la quatrième abside aurait été remplacée par une nef unique. Le système de supports en place dans le choeur laisse supposer que l’édifice devait être voûté d’une file de coupoles : les démêlés avec l’abbaye suzeraine Sainte-Croix de Bordeaux ont retardé le chantier et conduit à l’adoption d’un mode de voûtement gothique. Chacune des trois absides est traitée en semi-polygone dont les arêtes sont intérieurement effacées par un jeu d’arcatures aveugles justifiant des couronnes de chapiteaux historiés. Extérieurement, les absides se raccordent par des contre-courbes à la hauteur de l’entablement. L’origine orientale, et plus précisément syrienne, de la conception de l’édifice peut être légitimement avancée. (Cl. M. H. 1840)

 

Du XIIe au XVe siècle    (Pierre de taille calcaire)

Place du Mercadiou

Le Mercadiou, « place du marché » en gascon, est ordonnancé sur un plan trapézoïdal à la charnière du noyau urbain initial et de la pente du Thuron descendant au premier port fluvial. Encadrant un espace ouvert de 1 500 m2, des arcades jumelées s’ouvrent au pied des maisons sur les « embans », véritables rues couvertes jalonnées d’étals de boutiques ou « tauliers ». Des andronnes évitent encore la mitoyenneté entre les habitations, comme le prescrivait le droit romain. L’adoption de ce dispositif caractéristique a suggéré abusivement l’assimilation de Saint-Macaire à la série des bastides. Le Mercadiou n’en reste pas moins le temple de la vie laïque, reprenant l’image du cloître et concurrençant le pôle religieux du Saint-Sauveur. (Cl. M. H. 1935)

 

XIIIe et XVIe siècles    (Calcaire)

Remparts

Au pied de l’église et du prieuré Saint-Sauveur, la ligne de remparts constitue un soubassement cantonnant terrasse artificielle et anciens celliers. Leur fondement était baigné par la Garonne jusqu’au milieu du XVIIe siècle. Lors des inondations, le fleuve vient régulièrement les saluer. Son doublement sous le monastère explique le renforcement par de solides contreforts très rapprochés qui soutenaient un hourd de bois formant chemin de ronde. La prospérité commerçante est à l’origine de la construction de la première enceinte fortifiée de Saint-Macaire.
(I. S. M. H. 1991)

 

XIIIe siècle

Hôtel de Ville

Les assemblées municipales macariennes se tiennent dans le cloître du prieuré Saint-Sauveur jusqu’à la mise à sac de la ville par les huguenots en 1562. Après quelques hésitations, le corps de ville se rend acquéreur d’un immeuble contigu à la principale porte de la ville, la porte de Benauge, pour y installer en 1593 la « maison commune ». Au XVIIe siècle, celle-ci est dotée d’un balcon surplombant les fossés pour faciliter la proclamation des actes publics. L’annexion d’une partie des communes voisines de Pian et de Saint-Macaire en 1861 met à l’ordre du jour la construction d’un nouvel hôtel de ville unificateur. C’est ainsi que le 15 septembre 1867 est inaugurée l’actuelle mairie avec une prison au rez-de-chaussée, un prétoire de justice de paix au premier étage et une chambre du conseil au second, le bâtiment ayant les mêmes fonctions qu’avant la Révolution.

 

1867    (Calcaire)    8, allée des Tilleuls

Maison de Tardes

L’ ensemble reste baptisé « château », notamment en raison du crénelage de la tour centrale qui a été rajoutée au XIXe siècle dans le style « troubadour ». Pourtant, il s’agit d’abord d’une maison forte médiévale comptant jusqu’à 5 niveaux, repérable par une archère du côté de la ville. Puis les embellissements du tournant de la Renaissance la transforment en hôtel particulier doté de baies à meneaux et d’un escalier à vis justifiant l’édification d’une tour hexagonale. Les deux temps de sa construction témoignent des deux époques de prospérité de Saint Macaire avant et après la guerre de Cent Ans. (Cl. M. H. 1997)


XIIIe et XIVe siècle (Calcaire) Rue du Port Nava

Prieuré Saint-Sauveur

Les volontés de curetage faisant suite au classement de l’église n’ont laissé subsister du monastère bénédictin qu’une partie de son aile méridionale, objet de l’intervention d’un chantier bénévole de jeunes Macariens dès 1968. L’ancien réfectoire, les cellules supérieures et les celliers inférieurs ont ainsi retrouvé un usage à vocation culturelle. Les investigations archéologiques ont permis d’identifier un établissement gallo-romain et un monastère antérieur. Elles ont également confirmé l’utilisation du rempart comme mur de soutènement, permettant d’établir une terrasse artificielle et de racheter ainsi la forte déclivité du rocher originel. (I. S. M. H. 1925)

XIIe et XVe siècles (Calcaire)

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